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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 20:40
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 23:00

La photo du jour

En descendant le chemin de terre, je croise Chocolat, le chien du Paysan voisin.

Il trottine guilleret, une baguette de pain en travers de la gueule,

(il passe son chemin, je fais également comme si de rien n'était, je ne suis pas boulangère)

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 21:11

Over-blog l'hébergeur de ce blog a changé de formule et devient compliqué à gérer.

Nécessité de prendre quelques jours pour migrer dans un endroit plus accueillant.

On se tient au courant.

Que ces belles journées vous soient douces.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 14:29

Les anges ont parfois des noms de train

Hélène Dassavray

 

Episode précédent

Tous les épîsodes

 

Episode 20

Sur la route

 

 

Mi-juillet

C'est l'été

 

Mais je  n'arrive pas à me réchauffer.

Je retourne au marché avec Catherine.

Jean-Claude, le vendeur de tentures indiennes, nous invite à venir avec lui à une grande manif pour une bonne cause qui sonne à mes oreilles comme un sésame vers mon pays :

-         Ouais, on sera des milliers et on va sauver notre territoire ! Ils ne l'auront pas ! Gardarem lou Larzac !

Je mets plus de temps à convaincre Catherine que mes parents, heureusement que Jean-Claude lui plait. Il lui offre de l'encens, Catherine frétille, je me tais.

 

25 juillet. Naissance d'un bébé éprouvette.

Et combien de bébés éprouvés ?

 

Nous nous sommes mises d'accord pour raconter que Jean-Claude et sa sœur Véronique nous invitent quelques jours dans la ferme familiale en Ardèche. Mes parents tiennent à rencontrer ces nouveaux amis.

Jean-Claude avec ses longs cheveux, son sarouel et sa chemise indienne, Véronique en sari rose et or, un point rouge sur le front, tous les deux assis autour de la table en formica jaune de la cuisine, je me régale de l'image. A part moi, personne ne semble remarquer les constants haussements de sourcils de ma mère la sourcilleuse.

Il y a aussi une réunion avec les parents de Catherine, ma mère la cuisinière a fait son célèbre cake aux olives. Catherine et moi n’avons pas eu le droit d'assister à la conversation mais les parents ne se méfient pas du petit frère,  il nous rapporte leurs craintes, la drogue  avant tout.

-         On a intérêt à la faire clean jusqu'au départ.

-         Oui, surtout toi. Putain, t'es sûre que c'est sa sœur à Jean-Claude ?

-         Qu'est ce que tu vas chercher ?

Catherine est mal à l'aise, c'est la première fois qu'elle ment autant à ses parents.

-         T'as peur de commettre un péché ? Tu penses que tu vas finir en enfer ?

-         Merde, arrête tes conneries !

-       On a le droit de mentir pour sa liberté, on a tous les droits pour sa liberté, ce qu'ils nous font est violent. Etre libre c'est un art ! Le plan c'est d'aller à une super fête ! On n'est plus des guerrières ?

-         Si, si ! Ça va ! Je vais putain d'assurer, je sais mentir, ça va ! Tu verras, ils ne sauront pas si c'est de l'art ou du cochon …

Je range tout de même dans ma case matière-à-réflexion la notion du mensonge. Et puis je la retire aussitôt parce que me revient ce qu'a dit Mina, cela règle la question, je le répète à Catherine :

-         Tu es seul juge de ton degré d'innocence.

Catherine me fait ses gros yeux

-         Merde, je ne te suis pas.

-         C'est toi qui sais le mal que tu fais aux mouches.

-         C'est vachement plus clair !

Exactement ce que j’apprécie avec Catherine, comme avec Mina et Marijo, je rigole.

Mes parents ne rigolent pas. Sauf quand ils reçoivent des invités et qu'ils ont partagé l'apéritif, le vin, les digestifs. Il arrive même que mon père sorte quelques bonnes blagues, comme celle du Schtroumpf qui court, tombe, et se fait un bleu. Cette blague ne fait rire que mon père et moi, ma mère et les invités en général sourient poliment.

Depuis le temps que j’habite avec eux, je peux calculer quelques statistiques, disons que mes parents reçoivent en moyenne deux ou trois fois par an.

Cela donne peu d'occasions de rire.


La galère a commencé dès le départ. Le plan initial supposait que Jean-Claude et Véronique nous emmènent avec eux au Larzac dans leur 4L. Au dernier moment ils embarquent trois chevelus descendus de la montagne avec une belle réserve d'herbe, il n'y a plus de place pour nous. Catherine s'inquiète.

-         Merde. Qu'est-ce qu'on fait ?

-         Devine !

 

Deux jeunes filles sur le bord de la route n'attendent pas longtemps. La première voiture s'arrête, je prie pour que ce ne soit pas une connaissance de nos parents. C'est heureusement un couple d'inconnus, des bourgeois en pleine bonne action. Costume pour lui, chemisier à col cravate synthétique et géométrique pour elle, le même motif que la tapisserie de la chambre de Catherine. Et que font deux jeunes filles seules à faire du stop ? Et comment vont les études ? Et que veulent-elles faire plus tard ? Et tout le baratin. On s'amuse, le but est qu'ils nous emmènent le plus loin possible alors on leur sert une soupe qui nous aurait presque fait pleurer nous-mêmes. Figurez vous que nous sommes sœurs et allons rejoindre notre père dans une ferme du Larzac car nous fuyons le nouveau mari de maman qui nous bat et même pire. Oui, bien sûr avec cette nouvelle loi facilitant le divorce il ne fallait pas s'attendre à autre chose, et puis oui évidemment qu'une fois en sécurité nous avertirons la police, l'assistante sociale, même les pompiers s'il le faut. Voilà comment nous arrivons à la moitié du chemin. Les bourgeois ont un grand avantage sur les prolétaires, leurs voitures fendent le vent. Un peu trop d'ailleurs, à l'arrière de la DS fonçant au moins à 120 km/h j’ai mal au cœur et Catherine le teint verdâtre.

Je crains soudain que les bourgeois, se sentant responsables, veuillent nous emmener jusqu’à destination. Mais ils sont attendus pour un raout chez un notaire de village et, malgré toute leur compassion, n'en sont tout de même pas à sacrifier les mondanités.

-         Soyez prudentes mesdemoiselles !

-         Vous aussi !

Hélas, nous n'arriverons jamais chez notre père.

Au Larzac, on espère.

 

A suivre

Published by helene.dassavray.over-blog.com - dans Le film du dimanche soir
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 22:21

Une conversation et une lecture en cours.

 

A la cigarette digestive, dehors, le soleil au-dessus des chênes, autour de la table mauve, conversation à propos du temps, Frangine m'a envoyé un article où il est question de son accélération pour cause de passage dans une autre dimension, nous aurions des journées plus courtes de 30% - les soldes du temps.

On rigole, parce que nous sommes au solstice d'été, les jours commencent à raccourcir (tout se tient).

On rigole, mais en même temps on ne rigole pas.

 

Hendrix alla son chemin et garda le calme de ces insensés dont rien, sinon la mort, ne menace la passion. Cela pourra paraître grandiloquent à ceux qui ne sauront jamais (non-savoir auquel nous compatissons vivement), qui ne sauront jamais ce qu'est le feu qui vous saisit de part en part et vous rend insensible aux ordinaires turpitudes, que ce feu ait pour nom musique ou poésie ou science ou je ne sais quoi d'impossible.

(Lydie Salvayre)

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 22:47

Un constat, un chiffre qui fait mal, et une poésie d'amour

 

Dans le monde nouveau, lorque tu nettoies les vitres de la maison, il ne pleut pas ensuite.

(rejoins le monde nouveau)

 

En 2013 le président directeur général de Renault a reçu comme salaire 788 années de smic.

 

La fille sans masque

son visage comme un livre

jusqu'entre les lignes

Il y déchiffre sans mal

qu'elle a tourné la page

 

 

 

 

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 18:49

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ralentir.JPG

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 22:18

Une conversation téléphonique

 

Avec le Boucher du Luberon. Evidemment au sujet de poésie, puis d'éditeurs (il pourra cet été conseiller Yogi-les-bons-tuyaux qui écrit des textes qu'on dirait qu'ils ont des ailes), on parle de Bouddha, des angines, et de poésie. Puis des joints de culasse, des péniches, et de poésie. Nous partageons notre sensibilité aux mots de Marlène Tissot, il est ravi d'apprendre qu'Houdaer a promis de venir l'année prochaine à notre 1er mai avec une voiture pleine de poètes lyonnais, nous parlons des livres que nous ne lisons pas, puis de poésie.

Des poètes, du secours populaire, des restaus du coeur et de leur nourriture difficile à avaler.

Les pauvres, en plus, mangent mal.

Trop bêtes ces pauvres.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 22:42

Une petite vidéo du jour

 

La route de campagne,

planté au milieu, il me regarde arriver,

tranquille,

je ralentis,

après un dernier coup d'oeil

il fait demi-tour,

en trottant paisiblement.

(yeux dans les yeux avec un écureuil (ma vie sentimentale redémarre doucement))

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 22:58

Une sensation et deux phrases du jour.

 

Conversation avec Scarlet, transcendée par la vie qui gigote dans son ventre, je la sens si lumineuse que cela transparaît à travers le combiné.

 

Nous grandissons.

(Flore au téléphone sortant de chez le docteur (c'est la journée des frangines enceintes))

 

Plus c'est gros, plus ça passe.

(Coloc Bingo, mort de rire)

(A la cigarette digestive, dehors au soleil couchant, avec les oiseaux, juste avant les moustiques, je lui apprends que Copé vient de déposer une proposition de loi sur la transparence en politique)

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